Jean qui rit…

Il a 10 ans... c'est un enfant vif et espiègle. Il aime amuser la galerie et il n'est jamais en reste pour faire des singeries ou jouer des tours à ses proches... C'est aussi un élève brillant et à 10 ans, en 1933, il n'est déjà plus à sa place à l'école primaire de la paroisse. Manifestement, il s'ennuie ; l'heure est venue pour lui d'intégrer le collège, avec pas moins de deux ans d'avance. Trois options s'offrent à lui : la plus classique, c'est d'aller, comme la majorité de ses camarades, poursuivre ses études à Haubourdin, une commune voisine. 2ème solution : le prestigieux collège Saint-Pierre à Lille, adapté à son cursus précoce. Et enfin, l'école apostolique à Loos, un choix pas vraiment anodin puisque l'enseignement est dispensé par des lazaristes et s'apparente peu ou prou à un petit séminaire (1). Plouf, plouf... Jacadi a dit : Jean qui rit doit choisir ! en suivant ou pas les conseils de ses parents et ... du curé de la paroisse qui n'est jamais bien loin. Et Jean qui continue se bidonner choisit sans hésiter l'école apostolique. Eh oui, dans sa tête d'enfant, c'est assez clair : il sera prêtre !

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Parcours et trajectoires : le certif’

A l’heure où un certain nombre d’étudiants sont en train de s’arracher les cheveux sur leurs copies d’examen (ou peut être s’y préparent-ils d’arrache-pied, ce qui n’est pas beaucoup plus plaisant), me revoilà avec l’envie de vous parler aujourd’hui du parcours scolaire de nos ancêtres, et plus particulièrement du certificat d’études primaires, communément appelé « certif’ ».

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Dans la famille MORIN/GICQUEL, je voudrais…

On connait tous le jeu des 7 familles qui consiste à réunir au terme d’une quête inlassable tous les membres d’une même famille, grand-père, grand-mère, père, mère, fille, fils, qui ont la bonne idée de porter le nom de l’endroit où ils passent leurs vacances : famille Alaplage, Deschamps ou Alaferme. Dans ce jeu, rien ne semble jamais aller de travers, on bénéficie d’une éternelle jeunesse, le contrôle des naissances est assuré (jamais plus de 2 enfants par famille), pas de fins de mois difficiles… et jamais personne ne meurt prématurément. L’épuisette sous le bras, ou le filet à papillons, étant sans doute les garants de cette longévité exceptionnelle. Rien à voir avec la famille qui nous intéresse aujourd’hui, celle de notre ancêtre Louis Marie MORIN, né le 25 mars 1891.

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A la recherche du temps perdu…

Une fois n'est pas coutume : j'ai décidé aujourd'hui de vous parler de moi. Et notamment de ma fâcheuse propension à perdre du temps dans des activités qui ne rapportent rien, n'intéressent personne et n'engendrent aucune forme de notoriété (si tant est que j'en revendique). Trier des vieux papiers, établir des inventaires à la Prévert, faire des recherches sur des personnes disparues, suivre des formations sur des sujets improbables, écrire sur tout et n'importe quoi... autant de marottes qui, aux yeux du commun des mortels, font perdre beaucoup de temps pour pas grand chose... Pire ! je le sais et ... je persévère pourtant dans cette perte sévère de temps...

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Les voeux du dernier Nouvel An de sa vie

Elle a 88 ans... oh pas depuis bien longtemps ! c'était le mois dernier, le 26 décembre 1982... Pour la toute première fois de sa vie, elle se demande où elle va trouver le courage pour mener à bien une activité qu'elle apprécie pourtant et où elle excelle : le courrier du Nouvel An. Répondre aux nombreuses cartes de voeux qu'elle reçoit, mais surtout écrire, non des cartes, mais des courriers de plusieurs pages, sur "un papier à lettres, bien glacé, avec des lignes larges", comme elle a l'habitude de le faire chaque année.

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Une vie de filature (1)

Nous avons quitté notre jeune Louis MORIN alors qu’il se remettait tout juste d’une blessure causée à la jambe gauche par une grenade, blessure assez sérieuse puisqu’il est hospitalisé près du Mans pendant 3 mois 1/2. Le 12 décembre 1918, il bénéficie d’une permission exceptionnelle d’un mois pour se reposer et accessoirement… se marier !  Nous le retrouvons donc le 15 décembre 1918 pour le mariage civil, à Ploeuc, dans les Côtes du Nord (appelés à présent Côtes d’Armor). Certes, comme vous n’avez pas manqué de le remarquer, c’était un dimanche, mais le maire qui est agriculteur impose son rythme : il officie un seul jour par semaine et c’est celui où il n’est pas aux champs !  

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Une vie de filature (3)

Et qui pourrait le mieux parler de cette maison que Thérèse MORIN elle-même ? Laissons lui donc la parole (cette présentation étant extraite de quelques pages de souvenirs écrites par Thérèse en 2004) Dans une maison à 2 étages sans eau au robinet mais avec une pompe à actionner dehors avec des brocs que l’on montait dans les chambres pour qua la toilette se fasse dans une cuvette où, durant l’hiver, on cassait la glace pour se laver !!! Si on voulait prendre un bain, on chauffait l’eau qu’on vidait dans une jolie cuve en bois comme étaient les tonneaux. Cette cuve était alors mise dehors, c’était un régal !

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Dans la famille MORIN-GICQUEL, je voudrais…

Et si je vous invitais à découvrir avec moi les cartes qui composent notre jeu des 7 familles ? En initiant ce blog, je n'avais pas l'intention de livrer des données généalogiques brutes de peur de perdre l'attention du lecteur. Néanmoins, à partir du moment où j'ai pu le reconstituer, il me semble important de parler du groupe familial qui a participé à la construction de la personnalité de nos ancêtres. Nous commençons aujourd'hui avec la grand-mère... que nous connaissons : Jeanne GICQUEL est l'épouse de Louis MORIN. Le couple a eu 3 enfants : Marie-Louise, Jean et ... Thérèse, bien sûr !

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Gribouilliste-croquiste et styleuse-modeuse…

Celles et ceux qui ont suivi les précédents épisodes et suivront les prochains ont compris que pour trouver des créatifs il faut plutôt aller du côté MAÎTRE / AYMONIER : entre le dénommé TOURLAQUE (Branche AYMONIER) qui a côtoyé les peintres les plus célèbres, une Antoinette MAÎTRE qui a épousé un certain André CHARIGNY, peintre franc-comtois renommé et les REUDET / AYMONIER qui sont générateurs de brevets de père en fils, nos grands-parents paternels qui jouaient tous deux du piano, difficile de tenir la barre côté MORIN / GICQUEL... Pas de peintre, ni d'artiste... Ni industriel, ni inventeur fou. Tout au plus une lignée de meunier côté GICQUEL et des cultivateurs et commerçants-débitants côté MORIN. Pas de quoi , créer la moindre prédisposition créatrice auprès des descendants...

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