Le nécessaire effort de paix…
Ces derniers mois, on entend (trop) souvent parler du nécessaire "effort de guerre", passant par une augmentation conséquente et rapide du budget français de la Défense. Il s'agirait, selon notre…
Ces derniers mois, on entend (trop) souvent parler du nécessaire "effort de guerre", passant par une augmentation conséquente et rapide du budget français de la Défense. Il s'agirait, selon notre…
Dans le jeu de cette famille qui est la nôtre, je voudrais la famille "sang pareil"... Sans pareille à plusieurs titres, dont celui qui introduit cette chronique. Je veux vous parler aujourd'hui de la consanguinité (= lien des personnes qui partagent le même sang) qui caractérise notre branche maternelle MORIN / GICQUEL.
En l'état actuel des choses et en vertu de cette expression absolument vide de sens, il est temps pour moi de produire un bilan des articles mis en ligne sur Ancetreal... Non pour célébrer un quelconque record... 62 articles en 4 ans et demi, soit 1,15 article par mois...hum ! Pas de quoi en faire un comté, comme aurait dit notre ancêtre Jules Léon Martinez, dernier représentant d'une lignée de fromagers du Jura dans les années 1860... 0,27 articles par semaine, c'est tout juste une portion de vache qui rit...
Il aurait tout aussi bien pu s'appeler Pierre... Cela aurait au moins donné du peps au titre de cet article. Imaginez : "Pierre, réfractaire"... L'histoire aurait pu avoir lieu 125 ans plus tard, au moment où notre grand-père et notre grand-mère se fréquentaient... On aurait alors revisité l'histoire d'un amour impossible entre Louis (en Roméo) et Jeanne (en Juliette), sur fond de rivalités politico-religieuses de deux familles, l'une sympathisant avec les chouans, l'autre avec les républicains... Tout Pierre qu'il ne fut pas, le réfractaire en question aurait pu exercer son fanatisme dans l'anti-cléricalisme (les républicains), histoire de créer un antécédent dissident dans cette lignée MORIN GICQUEL qui fit don de beaucoup de ses enfants à l'Eglise...
Je suis envoûtée par les mystérieuses et savoureuses circonvolutions dans lesquelles se dévoient certaines légendes familiales. A la manière du "téléphone arabe", un élément réel, tangible sur un ancêtre est…
Ces écrits ont été rédigés par Thérèse MORIN en 2004 (date estimée). Ils sont fidèlement retranscrits ici. Les photos, extraites des albums de famille, ont été rajoutées pour illustrer le…
Ces écrits ont été rédigés par Thérèse MORIN en 2004 (date estimée). Ils sont fidèlement retranscrits ici. Les photos, extraites des albums de famille, ont été rajoutées pour illustrer le…
La période d'été se prêtant bien à ce format, je vous propose de lire (ou relire), sous forme de feuilleton, les souvenirs que Thérèse MORIN a retenus de son enfance…
Dernièrement, j'ai eu l'occasion de retourner aux archives départementales du Jura, à Lons-le-Saunier, histoire de sonder un peu plus l'histoire, en l'occurrence celle de notre grand-père paternel, Raymond MAÎTRE. Souvenez-vous : c'est celui qui n'a pas eu de chance dans sa vie (à part celle d'avoir été notre ancêtre !), à tel point qu'il y a mis fin, de manière aussi délibérée que soudaine... Dans un précédent article intitulé La poisse…, je décris comment il s'est retrouvé orphelin de père en 1902, alors qu'il n'avait que 9 ans. A l'époque, il avait encore un frère et deux soeurs (3 étaient déjà morts à la naissance). Six ans après, en 1908, sa soeur aînée meurt, suivie du grand frère et de la petite soeur en 1910. Raymond est alors âgé de 17 ans. Comme famille proche, il ne lui reste plus que sa mère et sa grand-mère, ainsi qu'un oncle disparu à Paris, après avoir été condamné dans le Jura pour avoir battu son ex-femme (cf l'article Un ancêtre encombrant)... Qui plus est, le jeune Raymond est affecté depuis la naissance d'une paralysie de la hanche, ce qui l'empêche de sauter comme un cabri et accessoirement de participer aux travaux de la ferme... On imagine bien la frustration pour lui, si ce n'est l'humiliation, en tant que seul homme survivant, de ne pouvoir subvenir aux besoins des siens. La seule chose qu'il pouvait faire, c'était de mettre toute son application dans les études. Ce qu'il a fait et bien fait puisqu'il est devenu professeur de lettres à Besançon à l'âge de 20 ans.
L'avez-vous remarqué ? Quand il n'est pas ailleurs, notre esprit peut se révéler farceur et pas toujours à l'écoute de nos priorités, ni du programme que l'on pu se fixer... Ainsi, le mien aime particulièrement s'adonner à la pêche... la pêche aux souvenirs s'entend ! A la faveur d'un détail désespérément insignifiant et au moment le plus inopportun pour moi, le voilà qui commence à hameçonner mon attention et à l'attirer sournoisement vers la berge des souvenirs...