Tous les moulins de mon coeur…

Bonne nouvelle dans cette période maussade : le père Noël existe. Du moins, il a existé ! Je l’ai rencontré, tranquillement installé sur une des branches sommitales de notre arbre généalogique… Noël de par le prénom qu’il a reçu le 16 février 1690, jour de sa naissance… Et père, de par sa nombreuse descendance. Pas moins de 8 enfants sont nés de son mariage en 1718 avec Louise EVEILLART à Plaintel, un petit village à une quinzaine de kilomètres de Saint-Brieuc. Mises à part ces spécificités, très anecdotiques pour l’époque, Noël présente la particularité d’être le dernier des laboureurs de notre lignée GICQUEL…

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Eux sur la photo *

Elle fait partie de nos très vieilles photos de famille. Vieilles comme les personnes qui y figurent... si celles-ci n'étaient pas toutes extrèmement mortes... De ces photos qui s'effacent inexorablement, à l'image des traces et souvenirs que ces mêmes personnes ont pu laisser... Effacées, pâlies, ces photos le seraient d'avantage (et les personnes photographiées un peu moins), si elles n'étaient restés tapies au fond d'un tiroir durant des décennies. Mais tel semble être le parcours sinueux et mystérieux emprunté par nos photos, jalonné de temps de pause dans la course du temps et dans le mouvement des générations.

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La famille sang pareil

Dans le jeu de cette famille qui est la nôtre, je voudrais la famille "sang pareil"... Sans pareille à plusieurs titres, dont celui qui introduit cette chronique. Je veux vous parler aujourd'hui de la consanguinité (= lien des personnes qui partagent le même sang) qui caractérise notre branche maternelle MORIN / GICQUEL.

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L’émigration costarmoricaine

On a parlé de la jeune Jeanne GICQUEL, partie à 17 ans de son petit village de Côtes d’Armor pour « se placer » dans une famille du Nord comme gouvernante. Elle n’est pas un cas isolé, loin s'en faut ! A partir des années 1860, les bretons se sont mis à émigrer en masse. En cause : la chute de l’industrie textile, la surpopulation et une misère extrême. Il n’y a alors plus assez de terres à cultiver.

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Jeanne : du moulin de Cohorno à la vie de château…

Elle a exactement 16 ans, 10 mois et 7 jours ; et ce 2 novembre 1911, elle quitte déjà son village, sa famille, ses amis, pour sauter dans l’inconnu. Le poète dit qu’on n’est pas sérieux quand on a 17 ans, et sans doute ne l’est-elle pas non plus ayant eu la chance de vivre une enfance heureuse au moulin de Cohorno, à Plémy, dans les Côtes d'Armor, avec un papa meunier qui prenait le temps de faire réciter les leçons et de jouer avec ses enfants. C’est une fille vive, espiègle et douée pour les études. Elle a obtenu son certificat d’études, ce qui était rare pour une fille, et elle était toujours classée deuxième aux examens du canton… "Comme Poulidor", dira t’-elle. Mais c’est aussi une jeune fille rêveuse. Chargée de mener les bêtes au champ et ne sachant que faire de ses mains attacha la queue de 2 vaches ensemble. Elle ne se rendit compte de sa bévue qu'au moment où le troupeau commença à s'éparpiller...

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