Faire et défaire… c’est toujours travailler (1)

Voilà ce que disait ma grand-mère maternelle quand il s’agissait de détricoter ce qu’elle venait de tricoter… Et de fait, c’est toujours travailler, avec en plus la perspective d’une satisfaction personnelle accrue, puisque quand on défait, c’est en principe pour refaire, mais en mieux !

C’est dans cet esprit, et sur la base des nombreuses évidences qui se sont imposées à moi pendant que je faisais mon étude de marché que j’ai repris le classement des photos et des archives familiales que j’avais mis de côté ces dernières années. Je me suis notamment fixé un programme ambitieux qui devrait m’amener d’ici une ou deux années de passer de cette situation…

Avant

à celle-ci…

Après

J’aimerais surtout faire des expérimentations dans le domaine de la gestion et de la valorisation des archives familiales car à mon sens il y a encore beaucoup de choses à explorer, notamment en m’appuyant sur les techniques documentaires et archivistiques professionnelles (que je maîtrise assez bien, puisque c’est mon métier). En effet, ça n’est pas parce qu’on a affaire à des vieux papiers sortis de derrière les fagots, ou plus sûrement d’une valise poussiéreuse, qu’ils ne méritent pas une considération et un traitement de faveur, ainsi qu’une valorisation digne de ce nom. D’ailleurs, les dépôts d’archives institutionnels ne s’y trompent pas, qui commencent eux-mêmes à faire part de leur intérêt pour les archives détenues par les particuliers. Les archives de Rennes ont ainsi édité un petit guide intitulé « Votre histoire nous intéresse : les archives privées ont de la valeur ! » (document téléchargeable gratuitement sur leur site web). De même, les Archives Nationales du Monde du Travail invitent tout un chacun à leur confier des archives privées d’intérêt historique pour les rendre disponibles auprès des chercheurs. C’est dire combien on a tendance à minimiser la richesse de ces fonds ! Mais avant de penser à s’en séparer et à les confier à autrui (ce qui peut être une option tout à fait acceptable), il convient, dans la mesure du possible, de faire un travail d’inventaire, de nommage et de classification, ne serait-ce que pour identifier les archives pouvant faire l’objet d’un don (ou d’un prêt pour numérisation) aux archives institutionnelles. Pour autant, mon cheval de bataille est et reste dans un premier temps la mise en valeur de ces archives et photos au sein de ma propre famille.

Quelle est donc la situation aujourd’hui et comment est-ce que je souhaite la faire évoluer ? voilà ce à quoi je vais m’attacher de répondre dans les deux prochains articles, où il sera question des photos et des papiers de famille.